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Des brebis dans les vignes : la Cave de Louerion Terres d’Alliance renoue avec une pratique ancestrale

 

Fin janvier, début février des brebis se sont rendues dans les vignes d’Amandine et Jean Lou Descalis, coopérateurs en agriculture biologique à la cave de Louerion Terres d’Alliance, à Cucuron. En effet, la cave a lancé cette année un projet de vitipastoralisme sur son vignoble, en partenariat avec Max et Jérôme, éleveurs de brebis à Montjustin.

Beaucoup de viticulteurs pratiquent désormais l’enherbement naturel dans leurs vignes. Celui-ci a plusieurs bénéfices : une meilleure infiltration de l’eau, une restructuration et un accroissement de la biodiversité des sols, ce qui diminue l’utilisation d’engrais.

Cette herbe va pousser essentiellement à partir du mois d’octobre et va bénéficier des pluies de la période hivernale, ce qui va permettre un pâturage des brebis pour le mois de février lors du repos végétatif de la vigne. A partir de mars, la vigne va commencer à pousser, les brebis vont donc laisser place à un labour d’entretien, l’herbe ne poussera plus à partir de là, dû à la faible pluviométrie dans notre région pendant les mois chauds.

L’intérêt d’un troupeau de brebis par rapport à une tonte traditionnelle est de laisser les sols tranquilles, le troupeau entretien la vigne, apporte de l’engrais par la matière organique animale, les brebis vont également entretenir les fossés et les haies, tous les espaces autour de la vigne.

A l’origine, le projet devait être déployé à plus large échelle sur le vignoble de la cave mais l’automne sec n’a pas permis d’avoir suffisamment d’herbe pour que le parcours qui avait été élaboré soit réalisable. L’essai cette année sera donc finalement réalisé sur une dizaine de parcelles de vignes. Il permettra à la cave de vérifier quelques points techniques : il peut y avoir des problèmes de tassement de sols, mais si la durée de pâturage est maîtrisée par rapport à la ressource et que le troupeau n’intervient pas après de fortes pluies, ce léger tassement favorisera à terme la santé du sol. Les jeunes vignes doivent également être protégées, pour cela il suffit d’installer des filets, mais globalement l’intervention des brebis ne présente aucun risque pour la vigne.

Pour les viticulteurs les avantages sont multiples : cela permet d’économiser beaucoup de travail mécanique (labour, tonte, travail des interceps), il s’agit donc d’économie de carburant, d’heures de tracteur en moins, et des sols qui bénéficient de 6 mois de tranquillité. En effet plusieurs résultats d’expérience ont montré que le pâturage par les brebis améliorait la diversité floristique dans les parcelles en augmentant notamment la proportion de légumineuses. Les légumineuses, en plus d’être des plantes mellifères et donc d’être une ressource pour les abeilles, ont la capacité de fixer l’azote de l’air et d’enrichir le sol.  Un cercle vertueux qui permet de nourrir la vigne de manière naturelle. Pour les bergers il y a aussi des avantages à ce type de synergie : transporter les brebis pendant les mois d’hiver vers des vignes permet d’économiser sur l’achat ou la production de foin, le bâtiment pour le stocker, en attendant l’accès aux pâturages d’été en montagne.

Le but de ce type de pratique est donc d’entretenir un vignoble de façon naturelle, préserver sa biodiversité, et de diminuer les interventions mécaniques. Tout cela au bénéfice ensuite de la qualité des vins.

Selon les résultats de l’essai et la météo de l’hiver prochain, la cave espère pouvoir développer le projet sur l’ensemble du vignoble l’année prochaine. Une initiative qui témoigne de l’engagement de la cave envers la durabilité environnementale et de la préservation des écosystèmes locaux !

 

Vins et Fromages, les Accords de l’Hiver

L’hiver s’installe et avec lui le temps des fondues savoyardes, tartiflettes, raclettes ou simplement des beaux plateaux de fromages, déposés sur la table juste avant le dessert.

Les goûts et les couleurs ne se discutent pas : certains préfèreront toujours un bon verre de vin rouge avec leur fromage en fin de repas, ou un verre de vin blanc avec leur raclette et ils auront aussi raison. L’idée de cet article est de proposer des accords originaux, pour celles et ceux qui auraient envie de sortir des sentiers battus ou de proposer de nouvelles expériences gustatives à leurs convives.

Les vins blancs croquants et secs, seront toujours l’accord parfait avec une fondue savoyarde ou une tartiflette, mais vous pouvez aussi opter pour un rouge léger, très peu tannique comme un pinot noir par exemple.

La Raclette est accompagnée de charcuterie, et de pommes de terre, ce qui vient contrebalancer l’intensité du fromage, vous pouvez donc tout à fait servir un Rouge AOP Luberon, avec une base syrah et grenache dont la robustesse s’accordera avec votre plat.

Concernant vos plateaux de fromages variés : il existe une multitude de fromages, et autant de vins différents, donc des milliers de possibilités. Loin de nous l’idée d’énumérer les différentes combinaisons, mais peut-être quelques accords basiques:

  • Avec les bleus et les fromages à pâte persillées comme le roquefort on préfèrera un vin doux naturel, car la douceur du vin viendra contrebalancer le caractère très puissant de ces fromages. Le bleu (penicillum) présent dans ces fromages se mariera difficilement avec un vin rouge, il créera une amertume persistante en fin de bouche.
  • Les fromages à pâte pressée cuite comme l’emmental ou le comté ont un côté très fruité, on pourra opter pour un vin blanc avec une structure plus grasse, des notes plus épicées comme le Terrasses Sarrazines Blanc AOP Luberon, un grenache blanc et Vermentino vieilli en fût de chêne.
  • La star des fromages de la Provence reste le fromage de chèvre, c’est celui que l’on retrouve le plus souvent sur nos tables du Luberon. Selon sa durée d’affinage il peut être très différent, frais, demi-sec, sec. Le vin blanc reste la meilleure option, mais le choix dépendra de l’affinage du fromage.

Pour un fromage de chèvre frais on optera pour un vin blanc sec, léger et fruité à base de grenache blanc ou Vermentino, comme le Terrarmonie blanc Biologique AOP Luberon ou un rosé Cœur de Baies AOP Luberon dont la fraîcheur et les notes d’agrumes vous offriront une explosion de saveurs.

Pour un demi-sec, n’hésitez pas à tenter notre Chardonnay mousseux dont le croquant et le fruité se marieront parfaitement avec le crémeux du fromage.

Pour les fromages de chèvre plus affinés, découvrez notre Rosé Terrasses Sarrazines AOP Luberon vieilli en fût de chêne. Sa complexité et ses notes de vanille et brioche légère viendront accompagner parfaitement l’audace de ces fromages de caractères.

Il ne reste plus qu’à faire votre choix, vous trouverez sûrement le vin qu’il vous faut dans les boutiques Louérion de Cadenet, Lourmarin ou Cucuron ainsi qu’en commandant sur la boutique en ligne de notre site internet.

Vendanges 2023, découvrez le travail effectué par nos équipes en cave

Du côté de nos vignes et de la cave !

Alors que l’été cède doucement sa place à l’automne, nous entrons dans l’une des périodes les plus palpitantes de l’année pour nous à la cave Louérion Terres d’Alliance  : les vendanges !
Les vendanges ne sont pas seulement une tradition millénaire, elles sont le cœur même de notre métier et de notre passion. Chaque grappe de raisin cueillie avec soin est le fruit d’une année de travail acharné pour nos coopératrices et nos coopérateurs. En cave, il s’agit du moment le plus intense de l’année pour nos équipes.

Mais quel est exactement le travail fait en cave pendant les vendanges ?

  • Etape 1 : l’ Analyse des maturités des raisins : les coopérateurs prélèvent des échantillons de raisins de chacune de leur par

celles de vigne et les apportent à la cave pour mesurer l’acidité et le taux de sucre. Les résultats permettront aux techniciens de déterminer si les maturités sont bonnes et de déclencher la récolte. Pour les rouges, une dégustations des baies à la parcelle est nécessaire en plus des analyses en laboratoire pour s’assurer de la maturité optimale des raisins.

  • Etape 2 : la Réception des raisins et la pesée : les raisins à destination des blancs et rosés, plus sensibles à l’oxydation, sont vendangés de nuit, lorsque les températures sont plus fraiches. Cela permet en outre de faire des économies d’énergie car les raisins n’ont pas à être refroidis. Une fois réceptionnés, les raisins sont pesés et enregistrés sur le nom du coopérateur et associés à la parcelle convoquée.
  • Etape 3 : l’égrappage : Avant de presser le raisin on enlève les rafles, c’est-à-dire la partie végétale de la grappe. Le but est de conserver seulement les baies.
  • Etape 4 : le foulage : Cette étape consiste à faire éclater la pellicule des raisins pour libérer les jus. Il permet de faciliter la macération

des jus en favorisant le contact entre jus et les parties solides (peau et pépins). Jusqu’à ce stade, les étapes sont communes pour tous les raisins. Pour la suite, les process diffèrent légèrement entre les blancs/rosé et les rouges.

Pour les Blancs et les Rosés

  • Etape 5 : le pressurage  : les raisins sont pressés grâce à nos pressoirs pneumatiques pour en extraire le jus. On effectue 2 cycles de pressurage différents : une première presse à basse pression qui va permettre d’extraire un jus clair (« le jus de goutte »), et une seconde presse à plus haute pression va extraire un jus plus coloré et tannique (« le jus de presse »). Ces deux jus sont vinifiés séparément et seront ensuite assemblés à la fin du processus par l’œnologue.
  • Etape 6 : le Débourbage : Une fois le pressurage réalisé, le jus (qu’on appelle le moût) est stocké dans une cuve. Après une période de 24h, les impuretés (=les bourbes) vont se déposer par gravité au fond de la cuve. On procède alors au débourbage en ne pompant que le jus clair et en le transférant vers la cuve de fermentation.
  • Etape 7 : La Fermentation : Grâce aux levures naturelles et/ou par ajout de levures, la fermentation alcoolique est le processus métabolique qui transforme les sucres en alcool et donc qui change le moût en vin. Cette opération peut entrainer des montées des températures importantes (jusqu’à 30°C) qui peuvent nuire à la qualité aromatique des vins. Un système de contrôle et de régulation de température permet d’éviter cela.
  • Etape 8 : le Soutirage : Une fois la fermentation terminée, les levures n’ont plus de sucres à consommer et vont donc sédimenter au fond de la cuve et former un dépôt qu’on appelle la lie. Les vins sont alors soutirés puis filtrés

Pour les Rouges

  • Etape 5 : la Macération : une fois encuvés, la peau et les pépins des raisins vont infuser dans le moût et libérer leur couleur

et tanins. Après avoir inoculé la cuve avec des levures, la fermentation démarre. Les pulpes et les peaux vont remonter et flotter en formant ce qu’on appelle le chapeau de marc. On procède alors à des remontages et des délestages pour extraire un maximum de matière colorante et tannique.

  • Etape 6: l’ Ecoulage et le Pressurage : lorsque la fermentation est terminée, on procède à l’écoulage c’est-à-dire qu’on sépare le vin (dit « de goutte ») du marc (les pépins et la peau). Le marc est ensuite pressé séparément et permet d’obtenir le « vin de presse », qui est beaucoup plus coloré et riche en tanins que le vin de goutte. Lors de l’assemblage, l’œnologue testera et évaluera quelle est la meilleure proportion de chaque vin à assembler pour avoir le rendu optimal.
  • Etape 7 : l’ Elevage : La plupart des vins rouges sont élevés en cuve béton ou inox, mais pour certaines gammes particulières, les vins sont élevés en barrique.

 

Louérion Terres d’Alliance sur le Mont Olympe!

Carine représente Louérion sur le Mont Olympe pour le projet GreenVinum

Dans le cadre du projet Européen GreenVinum avec le Syndicat des Vins du Luberon, notre technicienne Carine est partie en échange de pratiques sur l’adaptation au changement climatique avec le GAL de Pieriki en Grèce, accompagnée également pour représenter le Luberon de Marrenon, du Château de la Verrerie et de la cave de Grambois ! Le projet est financé par le fonds européen Leader et porté par le GAL de Pieriki. Il regroupe 3 GAL du nord de la Grèce ( 2 de Thessalonique et celui de Pieriki = Territoire du Mont Olympe) ainsi que le GAL Haute Provence Luberon. Le projet comporte 3 axes principaux :

  • L’efficience énergétique
  • la gestion des déchets
  • l’adaptation au changement climatique

Une première visite en Grèce a été effectuée en novembre dernier, et les viticulteurs grecs sont venus nous rencontrer en mars. Le cœur de cette visite repose sur les échanges de pratiques et visites de terrain car ce sont dans ces échanges entre pairs que naît l’inspiration. Cette rencontre fut riche

Ces voyages d’études sont la partie émergée du projet mais celui-ci est encore plus dense. Une étude bibliographique sur les pratiques des 3 axes travaillés a été faite par un chercheur grec, et des questionnaires sur les pratiques de chacun ont été analysés. Cette somme de matières va être utilisée pour réaliser un Guide des Bonnes Pratiques par l’Institut Français de la Vigne et du Vin sur les 3 axes.

Dans le Luberon, le Syndicat des Vins du Luberon a également mandaté l’INRAE pour une étude sur les impacts du changement climatique à l’échelle de notre territoire, avec une partie prospective pour voir quelles seraient les solutions, notamment sur les cépages avec les différents scenarii de réchauffement. Enfin le projet passera aussi par des ateliers de diffusion des bonnes pratiques certainement à l’hiver prochain.

Se préparer aux grand changements qui nous attendent, aux défis climatiques, est un travail essentiel pour que notre viticulture puisse perdurer en s’adaptant aux conditions météorologiques futures.

La Cave Louérion Terres d’Alliance partenaire du Projet Européen Life VineAdapt

 

panneau explicatif projet LIFE

 

Si certains parmi vous sont passés au caveau de Cucuron, vous avez peut-être aperçu ce panneau explicatif sur le Projet Européen Vine Adapt.

Alors de quoi s’agit-il et qu’est-ce que le projet LIFE dont nous sommes partenaires?

 

Depuis 2018, notre cave travaille avec les universités d’Aix en Provence, Marseille et Avignon sur un projet d’étude de biodiversité en culture vigne, en partenariat avec Marrenon dans le cadre du projet Européen LIFE VineAdapt qui a pour objectif de contribuer à améliorer la résilience des écosystèmes viticoles face aux changements climatiques. Ce projet Européen réunit huit partenaires scientifiques et techniques d’Allemagne, de France (du Luberon), d’Autriche et de Hongrie jusqu’en 2025, permettant ainsi le transfert de connaissances entre chercheurs, techniciens viticoles et viticulteurs.

Dans cette étude 5 axes de travail ont été définis :

  • l’enherbement innovant des inter-rangs de vigne
  • La gestion alternative du rang de vigne, c’est-à-dire les alternatives aux herbicides chimiques.
  • Les méthodes alternatives de fertilisation, c’est-à-dire la comparaison des fertilisations minérales et organiques et leurs impacts sur la végétation, le sol et la vigne
  • L’irrigation économe en ressource
  • Et enfin l’évaluation transnationale des services écosystémiques dans les vignobles sur la base des résultats de ce projet.

 

La première thèse sur laquelle notre cave a travaillé était l’étude de l’impact des pratiques culturales sur la vie du sol, faune et flore. Notre deuxième projet pour 2023 se concentre sur les couverts végétaux permanents, élaborés par les universitaires et mis en place dans notre vignoble.

L’axe de travail est l’évaluation de l’enherbement innovant des inter-rangs de vigne, le mélange des espèces de plantes sauvages semées nous permet d’atteindre plusieurs objectifs : réduire la demande en engrais, augmenter le stockage du carbone dans le sol, favoriser la présence d’abeilles et d’insectes qui pourraient combattre les ravageurs. Nous nous attendons également à ce que ces espèces végétales locales se régénèrent plus facilement après une sécheresse.

 

Source : www.life-vineadapt.eu

 

La biodiversité dans les vignes du Luberon, cave Louérion Terres d’Alliance

La biodiversité dans les vignes de la cave Louérion Terres d’Alliance

Le printemps arrive et la nature semble se réveiller peu à peu de son sommeil hivernal, c’est donc l’occasion rêvée pour évoquer le fait que nos vignes sont habitées et qu’avec le retour des beaux jours elles vont commencer à s’animer.

coccinelle sur feuille de vigne

Dans le Luberon nous avons la chance de posséder une grande biodiversité paysagère. Beaucoup de nos coopérateurs sont en polyculture (vignes, arbres fruitiers, céréales…) ce qui constitue une palette d’habitats variés pour la biodiversité animale.

Outre quelques insectes qui peuvent ramener des maladies au sein des vignes, il existe une multitude d’autres espèces qui, lorsqu’elles sont présentes, peuvent contribuer à lutter contre les parasites. Certaines de ces espèces, utiles pour combattre les ravageurs sont favorisées par les vignerons : les punaises et les araignées, les coccinelles dont les larves dévorent les pucerons, ou encore les perce-oreilles, amateurs d’œufs et de larves d’insectes, sont des auxiliaires utiles dans la lutte contre les parasites.

D’autres plus gros prédateurs peuvent aussi servir d’alliés redoutables, comme la chauve-souris. En une nuit elle est capable de dévorer plus de 2000 insectes, dont le papillon eudemis, un ravageur de la vigne, dont la chenille perfore les grains de raisin et favorise l’installation de la pourriture grise. Les oiseaux, comme la mésange par exemple, permettent également de lutter contre les insectes néfastes en se nourrissant des chenilles.  Pas étonnant donc que l’on en observe un grand nombre près des vignobles.

nid d'oiseau sur un cep de vigne

Pour développer cette biodiversité, les vignerons Louérion ont mis en place plusieurs leviers : le développement des haies qui permettent un abri pour la faune et aident les chauves-souris à se guider par écholocalisation, les grands arbres isolés en bordure de parcelle ou encore les plantes et les fleurs entre les rangs des vignes qui constituent un couvert végétal bénéfique à la biodiversité animale.

La biodiversité du sol est un peu plus méconnue, et pourtant on s’aperçoit de plus en plus de l’importance qu’elle joue dans la fertilité des sols : notamment via les vers de terre qui digèrent la matière organique  et aère le sol mais également tous les microorganismes : nématodes, bactéries, champignons, qui constituent la vie des sols. Pour reprendre Aristote, le sol c’est un peu l’estomac des plantes, et on connait l’importance de notre microbiote pour notre santé ; et bien c’est pareil pour la vigne !

vers de terre dans le sol de la vigne

Alors, la prochaine fois que vous vous baladerez près d’une vigne, essayez d’observer les différentes espèces végétales ou animales et vous vous rendrez compte que nos vignobles sont très vivants.

 

Après les vendanges, le travail en cave continue!

Après les vendanges, le travail en cave continue !

 Beaucoup de personnes pensent à juste titre que les vendanges sont la période la plus animée dans une cave, mais une fois celles-ci terminées, il reste encore beaucoup d’étapes et de travail avant d’arriver au produit fini qu’est le vin.

Une fois les vendanges et les fermentations achevées, nous allons distinguer le travail sur les rouges, de celui des blancs ou des rosés.

Pour les rouges, nous allons d’abord écouler les cuves, c’est-à-dire récupérer les jus clairs, et ensuite procéder au décuvage*. Le déclenchement de cette étape a lieu après plusieurs dégustations et divers contrôles analytiques. Débute alors la phase d’élevage qui s’effectue en cuve ou en barriques

Pour les blancs et les rosés, les vins sont soutirés* depuis leurs cuves de fermentation afin de séparer le jus et les lies.

Par ailleurs, c’est à cette époque que l’on commence à élaborer les premiers assemblages, que ce soit pour les cuvées maison ou les acheteurs.

 

 

 

 

Le décuvage : le marc est sorti de la cuve puis pressuré pour récupérer le « vin de presse » qui pourra ensuite être assemblé.

Le soutirage : Le vin est pompé de sa cuve d’origine dans laquelle il a fermenté vers une autre cuve sans aspirer le dépôt du fond (les lies)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En direct du vignoble

Des nouvelles des vendanges 2022

Les vendanges battent leur plein depuis le 22 août, et nous pouvons dire qu’elles sont précoces cette année, puisque qu’elles ont démarré avec une dizaine de jours d’avance par rapport aux années précédentes !

Une année atypique, avec seulement 120mm de pluies cumulées depuis le début de l’année, contre une moyenne de 700mm d’habitude.

Paradoxalement, les vignes ont été très résilientes et n’affichent pas de signes forts de stress hydrique, sauf pour les plantiers et les jeunes vignes.

La récolte s’annonce généreuse et saine, avec des raisins dont la maturité est galopante, des baies riches en tanins, avec cependant parfois un petit manque d’acidité.

Comment détermine-t-on la date optimale de vendanges ?

Le déclenchement des vendanges d’une parcelle résulte de la combinaison de plusieurs facteurs. Il s’agit en effet de trouver le meilleur compromis entre la maturité et l’état sanitaire des raisins, le style de vin souhaité, les conditions météorologiques et la logistique des viticulteurs et de la cave.

Le contrôle de la maturité des raisins demeure tout de même l’élément fondamental pour déterminer la date optimale de vendanges, en fonction de la maturité dite « technologique » qui est atteinte lorsque la concentration en sucres est maximale , et de la maturité phénolique, qui détermine la qualité des matières colorantes et des tanins.

Pourquoi vendange-t-on de nuit ?

La température joue un rôle clé. Vendanger de nuit ou aux heures les plus fraîches préserve le raisin de l’oxydation qui détériore la couleur et les arômes. Cela permet également d’éviter que les baies partent trop vite en fermentation. C’est donc un  gage de qualité.

En direct du vignoble

Le millésime 2022 se présente bien !

Malgré le manque d’eau, les vignes ne souffrent pas encore de la sécheresse, et globalement, la floraison * s’est bien déroulée … belles sorties de grappe à l’horizon ! La pression maladie ** étant faible, les coopérateurs ont pu limiter les traitements.

En début de cette semaine, nous avons observé les premiers grains vérés ***… Les vendanges s’annoncent précoces !

Petit lexique viticole

* Floraison : étape du cycle végétatif de la vigne qui correspond à la période de fécondation des fleurs. Favorisée par un temps beau et sec, la floraison va permettre une bonne formation des baies.

floraison

** Maladie de la vigne : La vigne peut être sujette à de nombreuses maladies. Parmi les plus courantes, le mildiou, ou encore l’oïdium.

*** Véraison : étape du cycle végétatif de la vigne où les baies de raisin changent progressivement de couleur, passant du vert au rouge, rose ou au jaune.

 

 

La taille de la vigne, une étape essentielle dans la recherche de la qualité

 

Tailler consiste à supprimer les bois de l’année précédente et à préparer la future récolte en guidant la croissance du cep. La vigne est une liane qui a tendance à s’allonger  indéfiniment. En la taillant, il s’agit de la contrôler, sans l’épuiser.

La taille de la vigne s’effectue pendant la période de repos végétatif de la plante. C’est l’activité principale du viticulteur en hiver. Celui-ci doit faire attention à ne pas tailler trop tôt (risques de gelée), ni trop tard (avant le débourrement de la vigne).

Les différents styles de tailles

Il existe de nombreux styles de taille en France et dans le monde. Nous vous présentons ici les principaux styles rencontrés dans nos vignes.

La taille dite courte en gobelet

taille en gobelet

Crédits: Olivier Colas (https://olouf.fr), CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

C’est une taille courte amenée par les romains, que l’on peut effectuer sur des vignes basses non palissées. Elle permet une bonne résistance au vent et à la sécheresse, elle assure une maturité précoce aux raisins qui sont près du sol. En revanche, ce style de taille est mal adapté à la mécanisation.

Elle est caractérisée par un tronc plus ou moins haut et des bras en cornes (vieux bois) terminés par un ou deux coursons (bois de l’année dernière et qui correspondent aux sarments à tailler).

La taille en Cordon de Royat

illustration taille en cordon de royat

Crédits: Olivier Colas (https://olouf.fr), CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Common

C’est une taille courte qui est réalisée sur des vignes palissées. Elle est caractérisée par un tronc vertical qui soutient une ou deux charpentes horizontales portant des coursons à un ou deux bourgeons chacun.

C’est le système de taille le plus adapté à la mécanisation (vendange mécanique, rognage écimage, prétaillage,…) mais qui requiert une solide maitrise technique. La maturité est homogène car les raisins se retrouvent au même niveau avec une exposition souvent identique.

La taille en Guyot

taille en guyot

Crédits: Olivier Colas (https://olouf.fr), CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Common

La taille en Guyot (du nom de son inventeur) s’effectue sur vignes palissées C’est une taille mixte, c’est-à-dire qu’elle associe taille courte et taille longue. Elle est caractérisée par un tronc vertical qui supporte d’un côté un courson portant généralement deux bourgeons (partie courte) et d’un autre côté une baguette ou long bois (partie longue) qui correspond à un sarment laissé long et qui comporte entre 6 et 8 bourgeons. Elle est assez facile à pratiquer mais peut-être épuisante pour la vigne qui va devoir puiser dans ses ressources pour faire éclore tous les bourgeons de la baguette.

Vers de nouvelles techniques …

Le vignoble français fait face à des problèmes de dépérissement important. Certains viticulteurs se sont donc penchés sur ce qu’ils pouvaient changer ou améliorer dans leurs pratiques viticoles, et notamment dans la conduite de la vigne.

Les principes de base de la taille dite « douce » sont les suivants :

  • Eviter les grosses plaies de taille
  • Respecter le flux de sève
  • Accepter l’allongement de la vigne

Cette technique s’applique à tous les styles de taille manuelle que nous venons de voir.

 

 

 

 

 

 

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